Les Halligen ou les naufragés sur une île frisonne

Un vrai voyage dans la série des Livres de voyages anciens.


Johann Christoph Biernatzki

Îles de la Frise du Nord

Période du voyage 1822-1825. Original en allemand sans autres traductions.

Environ 220 pages, sans illustrations.

Version numérique sous divers formats sous Die Hallig: Die Schiffbrüchigen auf dem Eiland in der Nordsee.

Les Halligen sont des îles de sable et de tourbe apparues dans la Mer du Nord après une grande tempête au 13e siècle qui avait arraché des terres des côtes occidentales de la terre ferme. Sans digues et avec les marées et les tempêtes, elles changent de forme et ce n’est que par l’action de l’homme qu’elles gardent un centre élevé d’environ un mètre (appelé Warft) et où ces misérables agriculteurs plantent leur maison. Quand la marée montante se combine avec les tempêtes hivernales, les îles sont submergés et la mer frappe contre les murs des maisons. Dans les cas extrêmes, les habitants sont forcés de se réfugier au grenier et la mer balaie tout dans l’étage bas. Ces talus élevés nécessitent un entretien permanent. Le mode de vie n’a changé que depuis les années 1960 avec l’arrivée du tourisme.

Le récit se situe dans les années de pauvreté sur ces îles. Un pasteur protestant se fait placer dans une île avec 50 habitants. Axé autour d’une histoire d’un couple qui devait se marier et le naufrage de riches marchands hambourgeois, on dépeint bien la vie sur ces îles, les dangers de la mer et les catastrophes qui peuvent survenir. C’est donc un récit d’une région sur la quelle on n’aurait sans doute pas de documents de ce temps. L’auteur décrit sa propre histoire de pasteur sur cette île sablonneuse, mais il change de nom et reste à la troisième personne.

L’auteur est un ecclésiastique et nous sommes au début du 19e siècle. Bien qu’il soit moderne et axée sur le rationalisme théologiques, les monologues d’argumentation et de propagande chrétienne prennent une grande part du récit, souvent plus de la moité des chapitres. C’est irritant pour un lecteur athée mais ces blocs sont bien délimités et se trouvent la plupart du temps à la fin des chapitres. Dès le début d’un tel passage on peut cependant vite passer par dessus en  feuilletant jusqu’au début du chapitre suivent. Cela n’enlève rien au contenu du récit.

Une Hallig lors d’un raz-de-marée par Alexander Eckener , peinture de 1938. Les maisons dépeintes dans le livre ressemblent plutôt à celle sur la droite.

Titre de l’édition de 1881

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