Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie et le Thibet

Un vrai voyage dans la série des Livres de voyages anciens.


Évariste Huc

Chine, Mongolie

Période du voyage 1844-1846.

Environ 600 pages, sans illustrations dans la version numérique. Première édition 1850. Titre complet: Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine pendant les années 1844, 1845 et 1846.

Version numérique sous divers formats: Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie, le Thibet et la Chine, version de 1854.

Évariste Régis Huc et Joseph Gabet sont deux missionnaires chargés de sonder les limites du vicariat apostolique catholique nouvellement créé de Tartarie-Mongolie. Il est inutile de dire que c’est une entreprise vaine et illusoire, cependant les deux missionnaires prouvent qu’il s’adaptent bien à un environnement qui leur est initialement totalement étranger. Ainsi ils séjournent longtemps à divers endroits pour s’approprier la langue chinoise, des dialectes tartares et finalement même le tibétain.

Bien sûr, nous avons à faire à deux missionnaires zélés qui critiquent ouvertement le bouddhisme comme religion inférieure et erronée, mais ils se gardent bien de la criquer sur place. Ils tentent quelques conversions au christianisme comme avec le lama déchu Samdadchiemba (bSam-gtan-‘dzin-pa) qui est leur chamelier et qui les accompagne durant leur voyage. Hormis ces tentatives risibles qui se limitent à quelques lignes par chapitre, ce récit dépeint en détail les contrées traversées, les peines endurées (comme la traversée du Fleuve Jaune en crue), mais surtout les rites et coutumes des habitants de ces pays. Il s’agit donc aussi d’un mode d’emploi comme on le trouve dans des guides récents. On trouve aussi des conseils concrets (les auberges cités avec leur nom et les prix) et des avertissements détaillés quant aux méthodes peu nobles de certains marchands et fonctionnaires chinois.

Parmi la quarantaine de livres de voyage anciens que j’ai lu jusqu’à présent, celui-ci range dans mes cinq préférés. Il n’est pas surprenant qu’au milieu du 19e, le récit du Père Huc stimule l’intérêt des Européens pour l’Asie centrale.

Les gravures suivantes sont tirées d’une version anglaise de 1851 qui avait été réimprimée en 1982 sous les titre Lamas of the Western Heavens.

Les deux missionnaires et leur chamelier ainsi que leurs trois chameaux, le cheval blanc et la mule.

Les cartes du temps du voyage

Carte de l’Empire de Chine et du Japon de 1850 par J. Andriveau-Goujon. Ce dernier est l’auteur de la carte que les deux missionnaires avaient avec eux. Comme ils sont partis quelques années plus tôt, ce devait être eux une version plus ancienne. (Cliquer pour agrandir)

Carte de la Chine avec le le trajet du voyage d’Evariste Huc ajouté. Elle était jointe à une version réimprimée du livre de 1850. La carte de base est par A. H. Dufour et date des années 1940 (cliquer pour agrandir)

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