48 heures en ferry entre le Danemark et l’Islande

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Jour 5, 2009.07.14

Voilà le grand jour, c’est le début de 48h de croisière nordique. Nous optons pour une cabine intérieure, même si cela coûte EUR400,- de plus pour les deux trajets. Nous avions lu que les couchettes communes (bien moins chères) sont en bas, au-dessus des moteurs et effectivement il y fait chaud et c’est brouillant. Nous voulions dormir, sachant que l’on n’aura pas d’hôtel par la suite.

Embarquement au Port de Hanstholm

À l’embarquement, les passagers sont priés de monter par la passerelle, un seul conducteur entre avec le véhicule dans la soute. La procédure est assez longue, car le navire fait escale aux Îles Féroé et des véhicules y seront déchargés. Il y a de la place et en été toute la soute est remplie jusqu’au dernier mètre carré.

L’orientation est rendu difficile sur les ponts à véhicules: en effet, on y rentre par l’arrière et puis on monte ou on descend de plusieurs niveaux en se tournant plusieurs fois sur soi-même. Pour compliquer la chose, certains nivaux sont mobiles: on y fait monter les petits véhicules, puis on monte le niveau pour en garer d’autres au-dessous. Des symboles avec des animaux aident à retrouver son véhicule deux jours après, encore faudrait-il s’en souvenir…

Les passages quittent les véhicules avant la passerelle

Les véhicules avec destination Îles Féroé entrent en dernier dans le navire. Ils seront les premiers à débarquer après 24 heures. Les locaux arrivent juste à temps, ou pas.

Au départ du Port de Hanstholm le soleil brille encore. Nous perdons vite la terre ferme de vue.

La vitesse de croisière est atteinte, le Danemark est trop plat pour rester longtemps en vue

Alex est contente d’être enfin en route pour l’Islande

Sur les ponts, il y a avec des chaises en bois un semblant de luxe, mais on notera que nous avons déjà mis les polaires, le soleil a été remplace par un ciel plombé et un air frais. Après le passage près des côtes norvégiennes, le ciel se couvre définitivement.

Pont extérieur 9 désert le soir

Jour 6, 2009.07.15

La vie sur le navire

Le matin suivant, nous prenons notre petit déjeuner dans la cabine. Nous ne prenons que le café au bar, nous avons pris avec nous le pain et les confitures. On peut emporter ce que l’on veut lors de l’embarquement, mais par la suite il n’est plus possible de redescendre aux voitures. D’une part c’est pour des raisons de sécurité, d’autre par pour des raisons techniques: certains ponts sont mobiles et sont déplacés verticalement après que l’on quitte le véhicule.

Petit déjeuner pris dans la cabine. Photo: Alex Medwedeff

Sur la haute mer on ne voit pas grand chose, mais ce que nous y apercevons est assez rare. Il s’agit d’une des rares plate-formes de forage pour le gaz. Il n’est pas évident de photographier par temps sombres sur le pont du ferry avec un téléobjectif: le navire bouge et les moteurs le font trembler, il est donc impossible de le poser pour le stabiliser.

Nicolas à la recherche de l’horizon avec les jumelles

Plateforme de forage Leiv Eiriksson

Il est possible de rester dehors car le navire à le vent de derrière, donc il fait calme sur le pont. Mais cette quiétude peut vite changer, un peu plus de nuages, le vent qui modifie sa direction, et le pont est vide.

Pont 8 extérieur en plein soleil

Escale à Tórshavn

Nous avons de la terre en vue, mais on n’est pas encore arrivé, le portable s’enregistre dans le réseau mobile des Îles Féroé.

Enregistré dans le réseau de Føroya Tele

Le pays est plat, sans arbres, on y trouve plus de moutons que d’êtres humains. La météo est, disons difficile. L’équipe de foot des îles est célèbre pour maîtriser le jeu sous des rafales de vent.

Île Nólsoy avec la montagne Eggjarklettur

Un village fait office de capitale. Nous aurions pu descendre du ferry pour nous balader, mais la vue du gros navire était meilleure.

Presqu’île Tinganes avec le Skansapakkhhúsið à Tórshavn

Phare dans le Fort de Skansin à Tórshavn

Après l’escale, la brume se rabat vite, le gros navire passe effroyablement près des îles, mais on n’y voit presque rien. Puis la nuit tombe, le passage entre les Îles Shetland se fait dans le noir, mais nous pourrons les admirer au retour.

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