Le sud de l’Islande et notre premier camp sauvage

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Suite du jour 8, 2009.07.17

Nous reprenons la route en direction ouest et recherchons un endroit tranquille dans un champ de lave. Ce n’est pas une entreprise aisée, surtout que nous avons aussi une tente à placer au sol.

Route: Skaftafell – 998 – 1 – piste – Núpsstaður – piste – 1 – Dverghamrar – 1 – 203 – Kirkjubæjarklaustur – 203 – 1 – 211 – Þykkvabæjarklaustur – 212 – 1 – Skalmrbærjarhraun – 209 – Hrafnshóll – F232 – Leirá.

  • Les routes 998 et 203 sont goudronnées.
  • Les pistes 211 et 212 sont terreuses avec beaucoup de tôle ondulée.
  • La route 209 n’est pas goudronnée mais en bon état.
  • La piste F232 est composé de gravier volcanique grossier, on n’y passe qu’au pas.

Plaine du Skeiðaràrsandur

Un “sandur” est une grande plaine alluvionnaire, avec le détail spécial ici que ce sont surtout les éruptions volcaniques qui les génèrent et alimentent. Quand les volcans sont en éruption, ils font fondre les glaciers et génèrent un “jökulhlaup”, cette débâcle glaciaire est une inondation brutale particulièrement puissante et dévastatrice. Elle arrache ponts et routes et amasse d’énormes quantités de gravats.

Vestige d’un pont de la route 1 détruit par le jökulhlaup du Grímsvötn en 1996

Quand la route traverse une des ces plaines alluvionnaires, le paysage est plus monotone que jamais. Quelques mousses et lichens couvent d’énormes étendues plates de pierres sombres. En roulant vers l’ouest il y a quelque part à droite la mer et loin à gauche le piémont du plateau volcanique.

Route 1 sur le Skeiðaràrsandur

Ces plaines sont traversés par de larges fleuves qui descendent des glaciers en fonte. De longs ponts métalliques les traversent et ils sont souvent à voie unique. Des zones de passage permettent la circulation dans le deux sens.

Nous attendons dans une zone de passage sur le pont de la rivière Skeiðará

Vue du pont sur la rivière Skeiðará

Par la suite le pays reste plat et monotone. La météo n’arrange pas les choses, nous filons vers l’ouest. Lorsque la température de l’air chute, les fleuves commencent à fumer, même si leur eau n’est pas vraiment chaude.

Vapeurs sur la rivière Sandgígjukvísl dans le bassin du Núpsvötn

Montagne Súlutindar et une partie du glacier Skeiðarárjökull

Hameau de Núpsstaður

Il y peu de bâtiments historiques, et ceux qui restent s’abritent sous la végétation. Les murs latéraux étant en tourbe. Aujourd’hui ces habitations sont abandonnées et uniquement la petite chapelle est encore entretenue.

Maisons de Lómagnúpur couvertes de gazon et la falaise Lómagnúpur

Toit de terre enherbé

Église Núpsstaðakirkja

L’humidité ronge tout, surtout les voitures. Cette Jeep Willys MB rouge et verte appartenait au fils du célèbre postier à cheval Hannes Jónsson. Le véhicule était en service jusqu’en 2005 et il est en état de décomposition avancée, on voit le cadre en  bois à travers la tôle rouillée

Jeep Willys MB de 1945 à Núpsstaður

Intérieur de la Jeep Willys MB

Il y a de l’eau partout, on franchit d’immenses fleuves qui descendent des glaciers. L’eau est grise-rougeâtre, la terre noire et parsemée de traces vertes. En dehors ce ces franchissements de rivières on passe sur des “sandurs” ou des “hrauns”. Ces derniers sont des champs de lave déposé à l’état liquide. En se solidifiant, des gaz s’échappent et déchiquettent la surface.

Le ciel reste bas et très gris.

Ferme Núpar et la rivière Brunná

Champ de lave Brunahraun

Orgues basaltiques de Dverghamrar

Les orgues de basalte ne manquent pas dans ce pays. Ici il y a même un semblant de forêt.

Basalte de Dverghamrar

Le front rocheux de la côte sud est impressionnant.

Cascade Foss á Siðu

Kirkjugólf

À proximité du village de Kirkjubæjarklaustur, la principale attraction est le Kirkjugólf (“sol de l’église”). Il s’agit de colonnes basaltiques rabotés par l’érosion glaciaire. Le résultat forme un pavage assez régulier.

Dalles du Kirkjugólf

Les islandais roulent avec des 4×4 aux roues très grandes et larges. Celui-ci a sa monture d’été. En hiver il en faut des plus larges encore.

Superjeep en Islande

Camp dans un champ de lave au bord de la rivière Leirá

Avec un peu de bonne volonté, on avance aussi avec deux roues motrices dans les “hrauns” (champs de lave). Nous installons notre camp au bord de la piste F232 entre les rivières Leirá et Hólmsá. On avait cherché longtemps cette place. Il n’est pas facile d’en trouver une pour la tente, ces rochers sont très coupants. Ici nous avons trouvé un peu de sable. Pour le repas du soir, il nous reste des bonnes cuisses de canards en boîte!

Notre camp entre les rivières Leirá und Hólmsá

Notre réchaud à essence posé dans le sable de lave chauffe des cuisses de canard

Notre camp est assez près d’un pont qui sert aussi aux moutons très peureux. En Islande on les rencontre toujours par trois et il ne se mettent jamais en groupes plus grand. Intrigués, nous n’avont trouvé l’explication que plus tard: Ils ne se groupent pas parce que la végétation est tellement maigre, chaque mouton a ici besoin d’une surface beaucoup plus grande que dans les Alpes. Le nombre trois a une autre explication: il s’agit toujours d’une brebis mère et de deux jeunes. Les moutons islandais sont adaptés à la rudesse du climat et n’ont en général que deux agneau. Mais comme il y a des exceptions à toute règle, sur la photo se trouvent quatre moutons…

Moutons peureux près du pont de la route F232

Cascade Leiráfoss tout près de notre camp

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