Notes de mes premiers pas sous Davinci Resolve 15

Ayant cherché longtemps un logiciel d’édition de vidéos, je me suis fixé sur Davinci Resolve à cause de l’envergure des fonctions disponibles, notamment les retouches couleur et pour la bonne stabilisation. La majeure partie du logiciel est fonctionnelle de manière gratuite, les limitations se trouvent dans la résolution à l’export qui doit rester sous 4K/60fps  et à certain filtres seulement disponibles dans la version payante (EUR300). Il est possible de produire des vidéos de qualité et sans filigranes avec la version libre.

On y trouve quelques effet, des transitions video et audio ainsi que des modèles graphiques prédéfinis pour des textes, mais pas de sons ni musiques. Tous ces effets sont présentés sous formes de listes sans aperçu. Beaucoup d’optimisations graphiques sont possibles, mais elles exigent des connaissances spécifiques pour en tirer du profit. Le logiciel est long à installer et il faut désélectionner pas mal d’options inutiles. DaVinci Resolve très exigeant envers l’ordinateur, l’interface d’édition peine sur une machine un peu vieille, mais les tâches sont exécutés correctement et résultat exporté est de qualité.

Bien sûr, il s’agit d’un logiciel professionnel qui ne s’explique pas de lui-même. Par exemple, si on mélange en entrée des fichiers avec un nombré différent de trames par seconde, une partie des séquences sera saccadée parce que Davinci Resolve part du principe que l’on intègre des fichiers de base d’une même caméra. Ainsi un projet a comme paramètres principaux une résolution et un nombre trames. C’est d’ailleurs pareil sous Adobe Première et d’autres logiciels de haute gamme.

L’aide intégrée est un fichier PDF en anglais de plus de 2700 pages. On y trouve toutes les informations, mais elles sont parsemées dans le document et pas toujours faciles à trouver.

Généralités

Spécificités de Davinci Resolve

Contrairement à d’autres logiciels, Davinci Resolve n’est pas un système d’édition strictement linéaire. Bien sûr, on importe des médias au début et à la fin on exporte une vidéo finale. Mais les étapes entre ces deux étapes clés sont en quelque sorte superposées. Il y a certes en bas les chapitres Médias, Montage, Fusion (filtres et corrections complexes), Étalonnage, Fairlight (audio) et Exportation dans un ordre de gauche à droite, mais hormis Exportation, on peut aller et venir dans n’importe quel sens entre les autres étapes. Ainsi des corrections de couleurs sont superposées à une séquence de la timeline, il ne faut pas forcément travailler les couleurs avant.

L’interface semble confus, mais tout est rangé autour d’un ou deux vues de la vidéo. Certains sous-menus sont cependant cachés dans les barres hautes des fenêtres sur les côtés ou en bas (voir la capture d’écran sous Zoom dynamique en bas). Malheureusement il n’y a pas d’infobulles sur tous les points de menu et les symboles qui grouillent un peu partout dans l’interface.

Erreurs de débutant

Le logiciel est complexe. Quand on a assemblé quelques séquences brutes (rushs), et que l’on croit que le résultat est bon on a tendance à l’exporter et à effacer les données de base. Or, après un certain temps, on trouvera d’autres optimisations ou bien on veut prendre le son d’une vidéo sinon inutilisable. Même si cela fait beaucoup de données, il est utile de garder les rushs d’origine.

Stockage et export de projets

Par défault, Davinci Resolve installe une base de données (PostgreSQL) et y stocke les informations sur les projets. Les fichiers de base ne sont que référencés. Quand on déplace les fichiers de base, il est possible d’indiquer leur nouvel emplacement en cliquant droit sur les médias, puis en sélectionnant Modifier le dossier source.

Pour exporter, on propose plusieurs formats:

  • Sous fichiers propriétaire *.drp, il faut les tirer dans le gestionnaire des projets pour le ré-import.
  • Sous fichiers *.fcpxml, il s’agit de fichiers XML lisibles qui ne sauvegardent cependant qu’une timeline sans les modifications sous Étalonnage comme la stabilisation. Le ré-import fonctionne via le menu Fichier > Importer une timeline.
    • Je n’ai pas encore testé les fichiers *.aaf et *.edl sous les mêmes menus.

Export en fichiers vidéo

Les paramètres d’export sont les mêmes que ceux du projet actuel. On ne peut par exemple plus changer le nombre d’images par secondes. Par contre on peut régler le taux de compression (suivant le type de fichier choisi), ici il vaut mieux garder automatique/maximale. Par défaut. l’enregistrement se fait en fichiers *.mov, alors que *.mp4 est plus flexible.

Timelapses

Idéalement ne pas renommer les fichiers et garder les noms de la caméra comme IMG_3124.JPG. Ajouter le dossier contenant les photos de base aux médias, il sera reconnu comme une série de photos. Ce n’est donc qu’un média qui apparaîtra et il sera nommé par exemple IMG_[3020-3121].JPG. On peut désormais l’ajouter tel quel à la timeline et l’exporter juste après comme fichier vidéo. La vitesse d’entrée et de sortie est à régler avant l’import sous Fichier > Paramètres du projet > Configuration du projet. Avec 24 trames par seconde, une séquence de 120 photos produit sans rien changer un timelapse de 120:24=5 secondes.

Contrairement à ce que disent plusieurs tutoriels, je n’arrive pas à régler la durée d’affichage de chaque photo sous DaVinci Resolve > Préférences > Utilisateur > Montage > Durée par défaut des photographies. J’ai en sortie toujours 24fps réels avec 24 photos par seconde si cette valeur est fixée sous Configuration du projet.

Images par seconde

En cas de panorama sur un paysage, garder la les images par seconde (frames per second, fps) des fichiers d’origine, sinon le rendu peut être saccadé, surtout si la vitesse est augmentée. C’est aussi le cas en passant de 29.97fps  à 30fps. En combinant des sources de plusieurs caméras, il vaut mieux toutes les caler sur la caméra la plus lente si elle est utilisée en majorité.

Le problème qui se cache là derrière est le temps d’exposition pour une seule image. Idealelement, il est de de la durée de la fréquence. Si on modifie les images par seconde, il n’y a plus de correspondance entre la durée d’une image et la fréquence. Logiquement cela est réglable, mais je n’ai pas encore trouvé de moyen convaincant d’aligner proprement des fichiers de base de différente fréquence.

Sous Montage

Effacer des séquences dans la timeline

Par défaut le placement de séquences dans la timeline est magnétique, c’est à dire qu’une séquence tirée dans la timeline se cale bien à la précédente. Quand on efface donc une séquence avec la touche Effacer, le vide crée est rempli par les séquences suivantes. C’est aussi le cas si on déactive le symbole aimant au-dessus de la timeline. Pour effacer sans bouger le reste des séquences, il faut utiliser la touche de retour!

C’est identique pour effacer des séquences audio. Cependant avant de pouvoir les bouger ou effacer indépendamment de la partie vidéo, il faut les délier. Cela marche soit de manière générale avec le symbole des maillons de chaîne au-dessus de la timeline ou en cliquant droit sur une séquence en désélectionnant Lier les plans.

Modifier des séquences audio

Davinci Resolve n’est pas un logiciel audio pour retravailler les courbes de son ou pour appliquer des filtres audio complexes, en tout cas je n’ai pas encore découvert ces fonctionnalités. Il y a certes l’onglet Fairlight qui permet de travailler un peu mieux sur les pistes audio. Mais en restant sous l’onglet Montage, on peut surtout baisser ou augmenter de manière générale le volume d’une séquence en déplaçant la barre blanche sur le fond vert vers le haut ou vers le bas. Il est aussi possible d’appliquer un simple fade-in /fade-out en tirant les petit onglets blancs qui apparaissent en haut de la séquence audio.

Une fois disjointes de la partie vidéo, il est possible de couper, de dupliquer et de repositionner les séquences audio comme les séquences vidéo. Une manière facile de combler le vide audio d’une séquence, est de prendre la partie audio d’une autre et de l’y dupliquer autant que nécessaire. En général, on entendra une coupures entre les passages d’une séquence audio à l’autre. Pour éviter cela, on peut chevaucher ces parties audio. Cela marche très bien pour les sons de fond comme dans une forêt, le long d’une rivière, etc.

Zoom dynamique facile

Une version simple sans images clés: Ouvrir Inspector en haut à droite et y activer le Zoom dynamique. Ici il est possible de définir le type de transition de zoom (linéaire, etc.).

Puis, en bas sous l’affichage de le séquence choisir encore Zoom dynamique sous Transform. Deux carrés apparaissent, le cadre vert démarque le début du zoom, le cadre rouge la fin sur la séquence choisie. Bien que ces cadres apparaissent parfois aussi sur les autres séquences de la timeline, ils ne sont actifs que dans la séquence concernée.

Activer les zoom dynamique sur une séquence

Inverser le sens d’une séquence

Avec plusieurs séquences de paysage, il peut être utile d’inverser le sens d’une vidéo, bien sûr sans que de l’eau coule et sans que des personnes ou des véhicules sont en mouvement. Cela marche en cliquant droit sur une séquence dans la timeline, puis en choisissant Modifier la vitesse du plan. Hormis les changements sur la durée du plan, c’est le crochet Inverser la vitesse qui fait l’affaire.

Comme on a alors agit sur la vitesse de la séquence, un symbole supplémentaire apparaîtra au pied de la séquence concernée.

Créer un arrêt sur image

Pour créer une image statique à partir d’une séquence, on cale le curseur de la timeline sur la position voulue et en cliquant droit sur une séquence, on coche Arrêt sur image. La séquence est alors transformé en une image arrête avec la même durée que la séquence d’origine. Pour avoir une image arrêtée à la fin d’une séquence, il faut donc dupliquer cette dernière et actionner Arrêt sur image sur la séquence dupliquée.

On peut modifier la longuer de la séquence statique soit dans les menus, soit en ajustant directement dans la timeline.

Transition simple

Sans s’occuper de marges pour des transitions complexes, il est possible de faire un fade-out et un fade-in par le noir en déplaçant les onglets sur le bord haut des séquences dans la timeline. Le même procédé peut être appliqué au séquences de la bande son.

Le procédé d’application est un peu long pour une multitude de séquences enchaînée, surtout pour l’ajustement des longueurs. Je n’ai pas encore trouvé de moyen de les appliquer de manière uniforme en un seul clic.

Transitions simples

Transition impliquant du contenu de deux séquences

Sous  Bibliothèque d'effets en haut à gauche puis sous Boîte à outils > Transitions vidéo, il est possible d’ajouter diverses transitions que l’on tire entre les séquences dans la timeline. On remarquera cependant que l’espace entre les séquences concernées se colorie en rouge et que la transition ne s’applique pas. Cela signifie qu’il n’y pas de marge pour appliquer la transition. En effet, lors d’un fondu d’une séquence sur l’autre, les séquences se chevauchent et la durée des deux est ainsi inférieure à la somme des deux. Dans la logique d’une timeline, il faut d’abord raccourcir la fin de la première séquence et le début de la seconde (placer le curseur et attendre que le symbole de crochets apparaît, puis tirer) et joindre ces deux (en général en tirant celle de droite vers la gauche). Ensuite seulement, en cliquant sur l’interstice, la couleur verte apparaîtra et des transitions sont applicables. Leur durée peut être varié, mais leur durée maximum est fixée par la marge donnée au raccourcissement précédent. Plus précisément, il sera long du double du raccourcissement le plus court s’ils ne sont pas égaux à gauche et à droite. Cela implique aussi qu’il faut déjà penser à ces marges lors des prises sur le terrain.

Les marges nécéssaires pour les transitions

Ajouter des textes

Cela se passe dans la Bibliothèque d'effets qui est à activer en haut à gauche et qui apparaît en suite dans la partie gauche de l’écran. Les textes sont sous Boîte à outils > Titres. On tire un de ces éléments dans timeline et l’effet apparaît alors comme une séquence vidéo, que l’on peut placer dans n’importe quel piste vidéo. Si c’est du texte assez simple, le fond est transparent et le texte pourra se superposer sur la video. On peut facilement régler la longueur de ces séquences et on peut y appliquer les mêmes transitions qu’aux séquences vidéo normales. Uniquement le texte simple peut être édité directement dans la vidéo, les autres sont à configurer dans les volet à droite (Inspecteur).

Sous Étalonnage

Stabilisation de clips

On  ne peut pas stabiliser un clip sans l’avoir placé dans la timeline. Par contre, il est possible de le stabiliser après l’avoir introduit, coupé et arrangé, cela limite la durée d’édition, on ne stabilisera que ce que l’on doit vraiment stabiliser. Cela se passe sous Étalonnage en bas au centre. Là, en bas à droite, se trouve la fenêtre Tracker et sous Power Window aller sur Stabilisateur. Les lignes colorées et les chiffres qui apparaissent à la fin du traitement indiquent le degré de transformation appliqué.

Utilisant des caméras pas trop stabilisés mécaniquement et à main levée, j’ai un peu testé les paramètres de stabilisation sous Davinci Resolve. Je n’ai pas trouvé beaucoup mieux que les valeurs par défauts qui sont Ratio 0.5, Lisser 0.25, Zoom actif et Perspective.

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